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La vieille dame et le cannabis

Tout d’abord amis lecteurs, et si toutefois ce fabuleux titre accrocheur vous a mené jusqu’ici, je vous souhaite la bienvenue. Maintenant me direz-vous, qu’est-ce que c’est que c’est quoi le rapport avec une mamie et ma ganja ? Sachez que sous vos yeux se dessine le visage d’une cultivatrice de cannabis ! Il s’agit de la première Sainte de Nouvelle-Zélande, Marie Joseph Aubert, qui est venue poser ses cliques et ses claques au pays des kiwis par esprit rebelle à la fin du XIXème siècle. Originaire de Lyon, elle a voulu fuir l’environnement austère de sa famille qui voulait la marier sans lui demander son avis. En plus d’avoir utilisé sa liberté d’action au service des Maoris, elle a aussi créé divers remèdes à base de plantes dont un très particulier contenant du cannabis. Si c’est pas merveilleux, et ses potions étaient très populaires ! Bien sûr, tout ça se passait tranquilou quelques dizaines d’années avant la prohibition…

Alors voilà où je voulais en venir : l’histoire de cette brave dame n’est qu’une goutte d’eau parmi l’océan d’héritage culturel, historique, ethnologique et autres trucs en « ique » que l’humanité possède. J’ai pu observer avec soulagement que certaines personnes, pas forcément plus ouvertes d’esprit que d’autres, se laissaient convaincre par les arguments concernant le côté médicinal de la weed dont on retrouve la trace dans des recueils de médecine du monde entier depuis au moins 4000 ans. Quatre-mille ans… la prohibition ancrée dans les esprits n’est apparue que dans les années 30. Si on fait rapidement le calcul (et dieu, ou quelconque autre entité s’il y en a une, sait que les mathématiques sont mes ennemis jurés), on se retrouve avec un joli petit pourcentage de 0,75% représentant le temps de l’interdiction si l’on compte à partir des premières utilisations référées du cannabis, grosso merdo. C’est quand même pas bien énorme.

Et pourtant les opinions sont arrêtées. Et des malades il y en a, chaque individu connaît dans son entourage une personne avec des pathologies plus ou moins graves et dont beaucoup pourraient être soulagés, voir guéris selon les études récentes faites au Etats-Unis, par la plante miracle. En France, quelques milliers de gens attendent encore le bientôt légendaire Sativex… Mais ce n’est pas vous que je dois convaincre, un bon fumeur se doit de connaître les propriétés de ce qu’il consomme et c’est pourquoi je ne rentrerai pas dans les détails de la myriade d’arguments favorables. Si chaque fumeur assumait ses choix et prenait le temps d’en parler à son entourage, ne serait-ce qu’une personne, et sans aucune prétention à vouloir convertir ce dernier mais simplement en exposant les bienfaits qui ressortent jour après jour dans les médias, l’opinion publique s’ouvrirait sur le sujet. Tel un travail de fourmi, nous progresserions vers l‘obtention de notre liberté à consommer, se soulager ou même se pourrir la santé comme certains le pensent, mais en tout cas en tant que droit fondamental.
Après tout les gens choisissent de détruire volontairement leur foie en buvant excessivement de l’alcool ou bien les poumons en s’envoyant de grandes clopes à longueur de journée, alors si le cannabis est soi-disant nocif pour nous-mêmes, qu’on nous laisse au moins ce choix-là ! Et ce qui est encore plus grave c’est que, consommée raisonnablement et dans de bonnes conditions (en vaporisant par exemple : http://www.principesactifs.org/), elle est sans danger avéré. Amis stoners, répandez la bonne parole, informez les gens et surtout prônez la prévention sanitaire plus que l’interdiction sans concession.